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du 19 septembre au 13 décembre
Dès 6 ans
Cet automne, on traboule à la Biennale de Lyon ! Du 19 septembre au 13 décembre 2026, la 18e édition invite petits et grands à se glisser dans les passages secrets de la ville pour mieux se perdre dans l'art contemporain. Son titre, Passer d'un rêve à l'autre, est un clin d'œil direct aux traboules, ces cours, escaliers et couloirs qui permettaient aux Canuts de transporter leurs rouleaux de soie à l'abri de la pluie, et qui servirent plus tard de refuge à la Résistance.
Pour la commissaire Catherine Nichols, ces passages typiquement lyonnais incarnent une véritable « architecture-seuil du rêve » : on y entre dans un état, on en ressort dans un autre, comme on change de rêve en dormant. Une porte, une cour, et hop, on est ailleurs, l'art contemporain fonctionne un peu pareil.
Cette année la Biennale tourne son regard vers l'Océanie. Après un focus sur le Moyen-Orient puis sur la scène française, 2026 met à l'honneur un large panel d'artistes venus du Pacifique, et plus particulièrement d'Australie et de Nouvelle-Zélande, une scène foisonnante, mais encore trop méconnue en France. Ce choix doit beaucoup à Catherine Nichols elle-même, d'origine australienne, qui infuse tout le parcours de son regard sur l'Océanie.
Le fil rouge de cette exploration ? Une économie poétique, notion empruntée à l'artiste français Robert Filliou, qui mêlait l'art à la vie plutôt qu'à l'argent. Ici, l'économie n'est pas affaire de chiffres, mais de circulation, celle des rêves, des récits, des gestes et des liens entre les êtres, humains et non-humains. Le projet, porté par Isabelle Bertolotti, directrice artistique de la Biennale et du macLYON, et par Catherine Nichols, commissaire invitée, déploie ce récit sur trois lieux aux ambiances bien différentes : le macLYON, Les Grandes Locos et le Musée des Tissus.
Trois artistes séduiront particulièrement les jeunes visiteurs. Timo Hogan, peintre pitjantjatjara du désert australien, peint le lac Baker et ses légendes de serpent d'eau ancestral, entre mystère et grands espaces. Kaylene Whiskey, elle, mêle avec humour la cosmologie aborigène à la pop culture. Ses toiles hautes en couleur font se croiser Dolly Parton, Wonder Woman et des figures ancestrales dans des scènes pleines de joie. Enfin, la Néerlandaise Mette Sterre sculpte des masques et costumes intégraux inspirés du carnaval, qui transforment le corps en créature fantastique, de quoi éveiller bien l'imaginaire des enfants.
Car la Biennale se pense aussi pour les enfants. Tout un programme de visites et d'ateliers est proposé pour éveiller le regard des plus jeunes face à l'art d'aujourd'hui (labiennaledelyon.com/visites-et-ateliers). De quoi transformer une sortie en famille en un véritable chemin vers l'imaginaire.

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