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du 2 juillet au 5 juillet
familles, tout public
DR CMTRA (Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes)
Du 2 au 5 juillet 2026, le Parc Blandan dans le 7e arrondissement de Lyon se transforme en carrefour musical mondial. Pour sa troisième édition, le festival Soïo Mundo, organisé par le CMTRA (Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes), revient avec une promesse simple et généreuse : quatre jours de concerts, de bals, d'ateliers et de rencontres, les pieds dans l'herbe, en entrée libre.
Le succès est déjà au rendez-vous. Près de 16 000 personnes en 2024, environ 19 000 en 2025, Soïo Mundo s'est imposé en deux éditions comme un rendez-vous incontournable de l'été lyonnais. Cette année, la programmation monte encore d'un cran.
Le festival débute le jeudi 2 juillet avec une soirée bal folk imaginée en partenariat avec les Nuits de Fourvière, qui fêtent leurs 80 ans. Une belle entrée en matière, les corps s'élancent d'abord sur les musiques du Périgord de Sorgues (19h), avant de se fondre dans les polyphonies occitanes à danser de Cocanha (20h30), puis d'être emportés dans la transe collective du fest noz breton de Fleuves (22h15). Pas besoin de savoir danser, pas besoin de se connaître. Le bal fait le reste.
Le vendredi, les choses sérieuses commencent. Le duo The Zawose Queens s'empare de la grande scène à 20h, voix profondes et libres, violon chizeze, tambours ngoma, une Tanzanie vibrante et contemporaine. Insen prend le relais à 21h45 avec ses nappes électro-trad tunisiennes, avant que DJ Pompompom ne referme la nuit dans un mélange fiévreux de reggaeton, kuduro et funaná.
Le samedi, les basses créoles de Lwanbe ouvrent la soirée (20h), suivies du rock psychédélique anatolien de l'artiste kurde Meral Polat (21h45), les deux soirées scandées par les sets de Rhahis entre jazz, latin et afrobeat. Dans l'après-midi, le parc vit à un autre rythme : les sons des Andes de la Cie L.A.M.A. dès 15h30, une démonstration et initiation au tango de 17h à 18h, et le Batuku cap-verdien des Batucadeiras di Alliança à 18h. Une journée entière à se laisser entraîner.
Le dimanche, la clôture est assurée par deux pépites. Ajate, groupe japonais excentrique et jubilatoire, fait se rencontrer les musiques des fêtes ancestrales japonaises Ohayashi avec l'afrobeat d'Afrique de l'Ouest (18h30), une rencontre improbable et parfaitement cohérente. Puis le duo lyonnais Erica do Futuro et DJ Alé referment le festival en beauté avec un fervo coletivo brûlant (20h). Dans les allées du parc tout au long de la journée, l'Ethnofanfare circule, le chœur occitan Diámelo Encòr chante, et le bœuf Rebétiko avec Nostos et l'Association Mavra Matia invite à s'asseoir et écouter.
Des ateliers jalonnent le week-end : chant créole avec Lwanbe, initiation au bal folk avec Yannis de Michelis, découverte du Daf d'Iran avec David Bruley, polyphonies occitanes avec Chloé Peureux. Des espaces pour passer de l'écoute à la pratique, accessibles à tous, sans prérequis.
Derrière tout ça, il y a le CMTRA, structure fondée en 1991, labellisée Ethnopôle par le Ministère de la Culture, pionnière dans la valorisation des musiques de l'immigration et des traditions orales de la région. Un engagement de fond, dont Soïo Mundo est la vitrine estivale la plus joyeuse.
https://soiomundo.fr/

Journaliste
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