sortie le 13 mai
Yasuhiro Aoki - Animation - 1h30
Dès 11/12 ans
On connaît la Petite Sirène version Disney, la rousse romantique qui rêve de jambes et de baisers. Oubliez tout ça. Chao, le nouveau film d'animation japonais signé Yasuhiro Aoki, réinvente le conte d'Andersen avec une énergie folle et un humour bien senti. Et ça fait du bien.
L'histoire ? Stephan, employé de bureau banal, vraiment banal, se retrouve fiancé malgré lui à Chao, princesse des sirènes aussi imprévisible qu'attachante. Pas de prince charmant ici, pas de demoiselle en détresse non plus. Chao est une force de la nature, solaire et spontanée, qui ne prend forme humaine que lorsqu'elle fait entièrement confiance à quelqu'un. Un détail qui change tout.
Ce qui rend le film vraiment malin, c'est son refus des stéréotypes. Lui est ordinaire et un peu perdu. Elle est puissante et décidée. Et pourtant, c'est leur différence même qui les fait grandir. La romance se construit à rebours des codes habituels, pas de coup de foudre immédiat, mais une relation qui se tisse doucement, avec humour et tendresse.
Visuellement, le film est une claque. La ville portuaire inspirée de Shanghai, quelque part dans un futur proche où humains et sirènes coexistent, est animée avec une précision et un sens du détail bluffants.
Dix-neuf ans après son court-métrage Kung-Fu Love, Aoki signe un premier long-métrage habité, sans rien perdre de sa fraîcheur. La chanson thème de Kumi Kôda, qui fête ses 25 ans de carrière, achève de donner au film son âme pop et mélancolique.
Pour les ados, Chao coche toutes les cases : action, romance, humour, et un message sur l'acceptation de la différence qui ne se prend jamais au sérieux. Une belle surprise.

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