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Heurs et malheurs de Louis XVII © DR

Heurs et malheurs de Louis XVII

du 29 juin au 1er octobre Tlj, sf mardi, 10h-12h30 et 13h30-18h Ouverture du parc 9h-20h (19h en septembre)

Arrêt sur images. Exposition temporaire.

 

  • Dès 10 ans

 

Mort en 1795, à l'âge de 10 ans, dans la prison du Temple, Louis XVII n'a jamais vraiment régné sur la France. Si la destinée tragique du fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette continue d'échauffer l'imagination des amateurs de mystères historiques, elle a surtout inspiré de très nombreux artistes en France et dans le reste du monde entre la fin du XVIIIe et le début du XXème siècle. Aux premières représentations royalistes, qui tentent d'occulter les conditions de détention du jeune prince, succèdent les portraits doloristes de l'enfant martyr, victime expiatoire de la folie politique des adultes. Tout en restant un sujet privilégié de l'iconographie contre-révolutionnaire, le sujet inspire de nombreux peintres romantiques attirés avant tout par la dimension spectaculaire de ce huis-clos carcéral. Dans toute l'Europe, des artistes peignent, gravent et sculptent la captivité de Louis XVII, érigée en archétype pictural de l'innocence corrompue. Les débats qui accompagnent l'exposition contrariée du Capet lève-toi ! (1835) d'Émile Mascré, pièce maîtresse de cette production, témoignent de la puissance évocatrice de cette scène, que d'aucuns continuent de juger traumatisante. Au moment du centenaire de la Révolution, en 1889, la représentation de Louis XVII en prison ne fait plus peur à la IIIème République et devient un lieu commun iconographique de l'histoire de France. Morceau de choix pour le grand-guignol, la scène devient un incontournable du musée Grévin, tandis que pièces de théâtre et films viennent animer les souffrances du jeune captif sous les yeux d'un public pour lequel ces images sont devenues très familières. Réunissant une cinquantaine d'œuvres, l'exposition entend revenir sur les différentes étapes de la constitution de cet archétype iconographique, des premières images produites sous la Révolution à l'entrée dans la culture de masse à l'aube du XXème siècle. Le commissariat scientifique est assuré par deux historiens et un historien d'art : Hélène Becquet (Lycée Carnot , Dijon), Paul Chopelin (Université Lyon 3, LARHRA et françois de Vergnette, Université Lyon 3, LARHRA.

 

 

 

  • Où ?
    • Domaine de Vizille - Musée de la Révolution française
    • Place du Château, 38220 Vizille
    • 04 76 68 07 35
    • www.domaine-vizille.fr

     

     

  • Tarifs :

    enfant :

    adulte :


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