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Biennale de Lyon : Mondes Flottants, La Sucrière

du mercredi 20 septembre au dimanche 7 janvier - c'est vraiment pour les enfants 

14e Biennale d'art contemporain de Lyon. Commissaire invité : Emma Lavigne.

 

  • Dès 3 ans

 

Etat d’apesanteur dans Les mondes fLottants d’Emma LaVigne
Certaines éditions de la biennale d’art contemporain ne semblent pas toujours très accessibles au jeune public (encore que souvent ce sont les adultes qui le décrètent). Cette 14e édition est tout le contraire ! Déjà le titre Mondes Flottants incite à la rêverie et à l’imaginaire, ce que les plus jeunes savent faire beaucoup mieux que les adultes, en général, sauf ceux et celles qui ont gardé leur âme d’enfant. Mais aussi parce que nombre d’œuvres n’auront aucun mal à activer leur sensibilité et même à susciter leurs questionnements et lâcher la bride à leur imagination. Et là, on peut dire qu’on est servi... sur un plateau. Notamment à la Sucrière. Dès l’arrivée avec For ever migrant, l’œuvre de Marco Godinho, des myriades de coups de tampon, forment des sortes de nuages sur la façade du bâtiment (qui continuent à l’intérieur) et invitent déjà à la rêverie. A l’entrée du rez-de-chaussée, on découvre la pièce de David Medalla, Cloud Canyon, un bassin rempli de mousse développant des formes étranges devant lequel les enfants ne pourront que s’extasier. Tandis que le grand drap de soie de Hans Haacke propage ses ondes aériennes et que les étranges modules de Robert Breer bougent imperceptiblement. Plus loin le sous-marin géant suspendu dans les airs de Damian Ortega déverse du sel sur le sol, alors que dans l’angle opposé se déploie la « fabrique de nuages » de Diana Thater. Nichées dans les silos, trois œuvres assez magiques sont à découvrir, celles de Susanna Fritschter, Doug Aitken et Tomas Saraceno et ses araignées travailleuses. Alors qu’au niveau 1 les phasmes ont remplacé les arachnides dans l’œuvre de Daniel Steegmann Mangrané, dans une sculpture vivante et sans cesse en mouvement. Les inquiétantes silhouettes de Dario Villalba, les Encapsulados, nous poussent vers les images de Apichatpong Weerasethakul qui présente ici un film tout à fait étrange projeté sur une plaque de verre. Choc des univers qui se frottent et sur lesquels on pourra se questionner le temps d’une pause dans la caverne gonflable de Philippe Quesne, Welcome to caveland ! Le troisième niveau invite à devenir visiteur-acteur, dans le laby- rinthe de Berger & Berger ou à emprunter un tunnel pour découvrir, au fond un mazwahule, un instrument de musique en bronze et de pouvoir le toucher. Après la Sucrière, la visite au MAC s’impose, ou une surprise attend les curieux.ses. Une drôle de tour sonore composée de transistors et de postes de radio, Babel a remplacé le Bizarre Bazar de Ben. Et le musée regorge de trésors. Tous les Modernes que la commissaire Emma Lavigne, a choisi.es sont réuni.es ici. Des boîtes en valises de Marcel Duchamp aux formes de Jean Arp en passant par les célèbres toiles trouées de Lucio Fontana, ou le mobile de Alexander Calder, 31 décembre, les grands noms se retrouvent dans les prêts des collections du musée national d’art moderne-Centre Pompidou et dans celles du MAC qui a ressorti des réserves des pièces de Laurie Anderson, Terry Riley, Nam June Paik et bien d’autres encore. Bref, un parcours touffu qu’on pourra terminer sous le Radome de Richard Buckminster-Fuller installé place Antonin Poncet et se laisser porter par la splendide installation aquatique de Céleste Boursier- Mougenot, Clinamen V4.
Avec l’atelier bac à sucre les enfants de 6 à 10 ans observent comment les artistes s’emparent des matières, des formes, des couleurs, des sons... puis ils se mettent au travail et réalisent leur œuvre d’art !
La visite complice se déguste en famille, parents et enfants de 6 à 11 ans se retrouvent à la Sucrière ou au Mac pour poser un regard commun sur les œuvres. Des ateliers un parent/un enfant permettent d’approfondir la découverte guidés par deux artistes, pour cette expérimentation trois dates… dimanches 15/10, 19/11 et 17/12. Pendant les vacances, la Sucrière ouvre ses portes aux tout-petits dès 3 ans. Des histoires fantastiques se chuchotent entre les murs, de drôles œuvres s’animent… c’est la visite des Sucripants !  
Les ados, quant à eux, ont leur workshop, deux jours pendant les vacances de la Toussaint pour naviguer dans les espaces, s’interroger, se concerter et créer ensemble une œuvre qui aurait eu sa place dans la sélection d’Emma Lavigne.   Belle biennale à tous !

Du mardi au vendredi de 11h à 18h, samedi et dimanche de 11h à 19h. Nocturnes jusqu’à 22h les vendredis 29/9, 13/10, 17/11 et 15/12 - Fermeture hebdomadaire le lundi - Fermeture exceptionnelle à 17h le 24 et 31/12

 

 

 

  • Où ?

     

     

  • Tarifs :

    enfant : gratuit - de 15 ans

    adulte : 9 à 16 €

accès handicapéon parle anglais

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